Réalité Virtuelle et voyage : quelles possibilités ?

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Souvent associée à l’univers des jeux-vidéos, la réalité virtuelle est utilisée dans des domaines bien plus divers : la culture, la santé, mais aussi le voyage. Avec la lancée de Google Earth VR, la firme américaine a marqué un grand coup. La démocratisation des masques Oculus, dont la marque a été acquise par Facebook en 2014 a permis au grand public de découvrir cette technologie. De leur côté, les professionnels du tourisme utilisent également cette technologie pour attirer de nouveaux clients et se démarquer de leurs concurrents. Ces utilisations correspondent connaissent cependant des limites certaines. Immersion au cœur de l’utilisation de la réalité virtuelle dans le monde du voyage.

I -Des applications très développés

Pionnier sur le marché de visualisation du monde grâce à son logiciel Google Earth VR, l’entreprise californienne y a associé Street View en 2017. La plateforme étant très intuitive, elle a conquis le cœur des utilisateurs. Ces derniers s’accordent à dire que la définition permet une expérience bluffante. Marcher dans les rues du monde entier grâce à un casque représente une nouvelle possibilité très pratique. Malgré des temps de chargement assez long, la qualité des reproductions 3D fait l’unanimité. L’interface a été améliorée grâce aux commentaires utilisateurs. Elle est aujourd’hui concurrencée par des applications comme Discovery VR qui permettent aux utilisateurs d’intégrer des univers virtuels avec une vision à 360°.

On ne pouvait pas éviter ce point : avec ces casques de réalité virtuelle il est possible de s’immerger dans des expériences particulièrement intenses auxquelles nous ne nous exposerions pas en temps normal comme plonger avec des requins, vivre des sensations de vertige extrême ou encore s’exposer à des situations terrifiantes avec des zombies. Les expériences de réalité virtuelle sont bien plus intenses et mémorables, car vécues à la première personne et non pas en tant que simple spectateur. Un autre point important : le cerveau est persuadé de vivre réellement l’expérience tant le sentiment d’immersion est totale.

II- L’utilisation par les professionnels du tourisme

Le club Med depuis 2015 : immersion dans le village Club Med de Kani aux Maldives

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On a décidé que notre article pouvait aussi s’arrêter un instant sur cet aspect : Il est possible de visiter un club Med aux Maldives grâce à la réalité virtuelle. Au fil du temps, la réalité virtuelle a trouvé sa place dans le tourisme, et de plus en plus d’entreprises l’utilise pour promouvoir leurs services. C’est le chargé de communication du Club Med, Pierre-Antonin Chassagne, qui a élaboré cette pratique. Cela permet de créer de l’émotion et d’avoir davantage envie de réserver des vacances là-bas en s’y imaginant à l’avance. Il utilise la RV pour permettre aux potentiels touristes des Maldives de s’y projeter et de passer à l’action. Cela permet aussi de lutter contre la concurrence et de proposer des plateformes qui dépassent ce que le digital propose aujourd’hui : de simples vidéos.

Promotion par les villes : Afin d’attirer de nouveaux touristes, certaines villes comme Alençon ont décidé de produire leur propre application de réalité virtuelle. Les visiteurs peuvent ainsi se repérer plus facilement dans la ville et obtenir des informations supplémentaires à caractère informatif lorsqu’ils passent devant un monument ou une rue historique par exemple grâce à l’implantation de balises qui se connectent par Bluetooth. Les utilisateurs ont aussi l’occasion de visiter la ville avec des reconstitutions 3D des bâtiments. On peut également découvrir le château virtuellement même lorsque celui-ci est fermé.

La réalité virtuelle au secours du tourisme

C’est un fait : le tourisme augmente les risques de détérioration des sites et des monuments et entraîne de la pollution (liée au transport aérien) et des sites sursaturés. La réduction de l’empreinte écologique des touristes est également permise par la réalité virtuelle. C’est là que ScanPyramids VR devient une solution qui a attiré notre attention. Cela permet la visite virtuelle de la pyramide de Khéops organisée par la Cité de l’architecture à Paris. Concrètement, la visite téléporte un groupe de six personnes, équipées d’un casque de VR et accompagnées d’un guide, sur le plateau de Gizeh pendant quarante-cinq minutes. Les musées et sites touristiques commencent à adopter ces technologies qui, outre qu’elles contribuent à la protection du patrimoine, et surtout, elles séduisent le public.

III- Les limites d’une technologie en plein essor

L’industrie du tourisme a toujours été friande des nouvelles technologies. Cependant, on peut trouver certaines failles dans le voyage en réalité virtuelle. Rien ne remplacera un vrai déplacement dans un parc national américain ou dans les monts canadiens. En effet, rendre tangible quelque chose d’immatériel peut s’avérer être une mission laborieuse. Voyager de son canapé ne remplacera jamais une vraie randonnée en montagne avec ses odeurs, le vent, les vues panoramiques ou même la végétation qui nous entoure. Bien que les graphismes des plateformes touristiques qu’on peut observer en RV soient de plus en plus précis et élaborés, il en faudra plus pour avoir l’impression d’y être vraiment. « Le virtuel permet des expériences multi sensorielles ou impossibles dans le réel, mais il ne remplacera pas l’ascension du mont Blanc, par exemple », prédit David Nahon, directeur de l’Immersive Experience de Dassault Systèmes. Autrement dit, tous les sens ne sont pas en éveil.

De plus, ces casques de réalité virtuelle peuvent aussi renvoyer à une e expérience fatigante et trop limitée. En dehors de l’aspect ludique, la réalité virtuelle, par exemple les casques comme Oculus, propose de vivre des expériences touristiques qui peuvent être très riches en sensations. Toutefois, les impacts sur la santé ne sont pas négligeables. Cette question se pose donc : quels pourraient être les impacts d’une immersion abusive en réalité virtuelle ?

Certaines personnes peuvent devenir accros aux voyages virtuels et développer une véritable addiction. Cela pourrait perturber les relations sociales de l’utilisateur, par exemple, en l’isolant, mais pourrait aussi générer des troubles psychologiques tels que la dépression ou la violence. Il faut aussi ajouter que, face au manque de recul sur cette technologie, il est plus difficile, d’évaluer les dangers psychologiques liés à la réalité virtuelle. Même si les applications de voyage proposent des contenus plutôt sains avec images de plages paradisiaques sur un fond de musique douce, d’autres contenus peuvent être plus perturbants : nager avec des requins par exemple. Enfin, certaines personnes ont dit avoir ressenti des nausées, des maux de tête et de la sécheresse oculaire, après une utilisation trop longue des casques visuels, qui sont des effets secondaires de la réalité virtuelle déjà connus et répertoriés.

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