L’IoT au service de la lutte contre la propagation du covid-19

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A l’heure où l’épidémie de Covid-19 frappe la planète, les spécialistes des objets connectés s’activent pour proposer des moyens de lutter contre le virus. Avec l’objectif de contrôler plus efficacement les individus potentiellement malades, plusieurs entreprises ont créé des outils performants et novateurs. Dans un premier temps dubitatives, les autorités regardent désormais ces technologies d’un nouvel œil.

Aux Etats-Unis, des chercheurs de l’UMass Amherst sont parvenus à développer un équipement IoT appelé FluSense capable de suivre la propagation d’une épidémie grippale. L’idée étant d’en faire un outil de surveillance sanitaire à l’échelle de la population.

FluSense est une technologie à la croisée des chemins entre un microphone, un capteur thermique, un Rasberry Pi et un moteur de calcul neuronal Intel Movidius 2. Cette combinaison lui permet de pouvoir distinguer le symptôme de la toux en extrayant le son lié à celui-ci des autres sons. Il peut également analyser la densité d’une foule en temps réelle.

Cette technologie est complétée par un algorithme de Machine Learning permettant d’identifier au mieux les symptômes grippaux. Aucune donnée personnelle n’est collectée, seules celles liées à l’étude le sont. Les données sont récoltées par les capteurs puis envoyées via un réseau sans fil pour une analyse qui permettra de suivre les tendances de l’épidémie et une optimisation des mesures prises pour limiter sa propagation.

Des tests ont déjà été réalisés dans des salles d’attente de la clinique d’UMass Amherst de fin 2018 à juillet 2019 et ils révèlent une forte corrélation entre les résultats de l’outil et les résultats cliniques. Les chercheurs s’apprêtent donc à étendre son utilisation à divers lieux très fréquentés.

L’entreprise Kinsa Health a de son côté développé un thermomètre connecté. Il sert principalement d’appui aux instances de surveillances de la santé publique grâce à l’établissement d’une cartographie des cas de contamination. Celle-ci permet de déterminer les zones où de nombreux cas de températures ou symptômes inhabituels sont enregistrés. Cet outil représenterait une aide à la décision majeure et permettrait un niveau d’information primordial dans la lutte contre la propagation du virus.

Le thermomètre étant connecté par Bluetooth avec le téléphone de l’utilisateur, il est très facile à utiliser. A l’aide de la température de la personne et des réponses à des questions de base sur d’éventuels symptômes, l’application détermine si la personne est potentiellement affectée ou non. Kinsa Health est alors capable de déterminer s’il est pertinent pour l’utilisateur de se rendre chez un médecin.

Les créateurs de l’application estiment que l’algorithme est participatif et permet à tout le monde d’avoir un aperçu des conditions en temps réel. Il est partenaire avec certaines communes et Etats américains. L’objectif pour l’application est de faire à la fois de la détection et de la prévention. Néanmoins au niveau national, le produit a dû stoppé son expansion car les juges ont admis qu’il contraignait trop les libertés civiles des américains. Le traçage des individus représentant un risque trop important d’atteinte à la vie privée. Le gouvernement américain ne souhaite pas adopter les mesures prises à Taiwan ou en Israël.

Outre le thermomètre intelligent, KC Wearable, l’entreprise leader de la technologie portable intelligente étend le potentiel de la détection des malades du covid-19 avec ses casques connectés.

Ce casque est conçu afin d’optimiser l’efficacité d’analyse de la température des passants, permettant de surveiller à distance treize personnes de manière simultanée, et jusqu’à environ deux cent personnes par minute grâce à la caméra thermique infrarouge intégrée. Lorsqu’une température anormalement élevée est détectée, le contrôleur est immédiatement informé via une alarme visuelle et sonore pour pouvoir isoler l’individu concerné.

KC Wearable propose un “QR code mode“ avec l’intégration de modules de communication W-Fi de normes IEEE 802.11 b/g/n (et Bluetooth 4.2) et de caméra standard dans le casque, permettant d’acquérir l’information personnelle de l’individu à travers le scan du code QR et d’associer la température enregistrée sur sa base de données. L’objectif serait de faciliter les opérations en dématérialisant les informations de la population.

Suite à son succès en Chine grâce à sa précision élevée, les forces de l’ordre des Émirats Arabes Unis ont été équipées du casque connecté dernièrement. La Corporation des services d’ambulance de Dubaï a annoncé la mise en place de ces dispositifs le 14 avril 2020. Cette initiative vise à contrôler en toute sécurité dans les zones densément peuplées et rendre les interpellations plus simples et efficaces pour endiguer l’épidémie du covid-19.

Cependant, l’adoption du casque connecté conçu par KC Wearable est à prendre avec précaution. En effet, il dispose également d’un système de reconnaissance faciale pouvant afficher l’information personnelle reconnue de l’individu sur l’écran du casque, ce qui fait polémique pour le risque d’atteinte à la vie privée et du contrôle social.

First multi-technology student project in France. DLT— AI — IoT — VR — 150 students, 6 campuses and 4 cities. www.kryptosphere.org

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