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L’IA ? Un domaine au service de l’environnement ? Ses failles ? Ses avantages ? Ses limites ?

Scientifiques, étudiants, amateurs de développement durable, protecteurs de l’environnement, nous nous sommes tous déjà posé la question : l’IA pourrait-elle sauver la planète et voler au secours du climat ? On constate aujourd’hui que de nombreuses entreprises utilisent l’intelligence artificielle au service de la lutte contre la pollution, pour limiter leur consommation d’énergie ou pour la prévision de catastrophes naturelles de tout genre. En creusant un peu plus le sujet, on a décidé d’explorer les bienfaits de l’IA dans la préservation des écosystèmes — et de l’environnement.

Notre étude de cas : Un zoom sur les œuvres de Microsoft

Grâce à son programme « IA for earth », Microsoft a mis en place des initiatives innovantes pour protéger l’environnement. En effet, ce projet consiste à cartographier un écosystème pour mieux le protéger. Un algorithme est donc mis en place avec une banque d’image pour cartographier la zone de la manière la plus précise et la plus actualisée possible. En d’autres termes, avec une précision de trente mètres (chaque pixel qui constitue l’image représente une superficie de trente mètres sur trente au sol), la cartographie de la zone est passée à une précision d’un mètre.

Ses avantages

L’idée de Microsoft est tout à fait représentative de la combinaison IA & environnement car il s’agit concrètement d’utiliser des algorithmes (pixels, banques d’image) pour mieux analyser l’espace extérieur. Cartographier un écosystème est donc un bon départ. Dès lors, il devient possible de visualiser la zone mais aussi grâce à un système de données, d’analyser les dynamiques de cette zone ainsi que les espèces qui y vivent. Le principe a de quoi surprendre : « utiliser les moustiques pour répertorier les animaux qui habitent une zone géographique donnée » sont les solutions trouvées pour utiliser l’IA au service de l’environnement. Les moustiques sont donc des capteurs naturels. Des drones et des capteurs audios sont aussi utilisés pour repérer les nids de moustiques, tout un attirail technologique et numérique est donc mis à la disposition de ce nouveau système. Ceux qui ont conçu ce système ont également pensé à créer des pièges équipés de capteurs audio et vidéo. Ces derniers sont créés à l’aide de techniques d’apprentissage machine, pour reconnaître les espèces de moustiques que l’on souhaite capturer. Dans le cadre d’une réelle mise en situation, si l’on veut avoir quel type de tigre vit dans la région, il faut « entraîner » le piège à reconnaître les variétés de moustiques qui sont réputées pour piquer les tigres. On compte d’autres projets mis en place par Microsoft au service de notre environnement et de notre agriculture. C’est d’ailleurs dans ce cadre qu’a été développé FarmBeats, un concept combinant des algorithmes de machine learning de Microsoft pour permettre aux agriculteurs d’avoir une vision fine de l’activité de leur exploitation agricole.

Ses limites

Notre étude de cas semble démontrer que l’IA permettrait de révolutionner notre société dans un sens durable, jusqu’à sauver la planète. L’IA promet de brillantes promesses et permet, de manière générale, la gestion optimale des ressources. Toutefois, l’utilisation massive des IA est parfois questionnée et nous apporte une nuance sur cette vision optimiste portée sur l’IA. « Derrière le “deep learning” et ses applications, il y a des objets qu’il va falloir fabriquer et qui seront jetés en fin de course », explique d’ailleurs Françoise Berthoud, une ingénieure de recherche au CNRS. Green IT démontre aussi que l’empreinte du numérique est évaluée à 4,2% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, soit deux fois plus que le transport aérien. Le développement de l’IA va conduire aussi à une obsolescence de certains objets pas assez performants pour les nouvelles applications surtout quand on voit l’évolution rapide de ce domaine. Reste à espérer que les gains environnementaux permis par ces nouveaux algorithmes rentabiliseront les impacts négatifs qu’ils auront causé.

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First multi-technology student project in France. DLT— AI — IoT — VR — 150 students, 6 campuses and 4 cities. www.kryptosphere.org

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